Balagne Corsica

Belgodère... Le balcon annonçant le littoral

Le village de Belgodère est un balcon sur la vallée du Regino, du nom du petit fleuve côtier “fiume di Reginu” qui l'arrose et qui a son embouchure au pied de la tour de Losari. Sur son cours, un barrage de retenue d'eau, le lac de Codole, que se partagent les communes de Feliceto, Santa-Reparata-di-Balagna et Speloncato, a été dressé pour satisfaire en eau les besoins des villages de Balagne en période estivale.
Au Moyen- ge, la Corse, déjà depuis quelques siècles romanisée et christianisée, voit ses populations se regrouper en unités de base que l’on appelle pieve, où s’organise la vie sociale et religieuse des communautés. Dans notre microrégion, la pieve de Tuani, qui a pour centre l’église Saint Jean Baptiste dont on peut voir les belles ruines à 200 mètres au sud du couvent de Tuani, s’étend sur les territoires des actuelles communes de Belgodère, Occhiatana, Costa, Ville et une partie de Speloncato.
Les habitats de cette époque, dont il ne reste aucune trace visible, étaient dispersés et situés pour l’essentiel au pied des collines ou dans la plaine.
C’est à partir de la fin du XIIe siècle que les populations, progressivement, se regroupent sur des sites perchés pour constituer des agglomérations plus faciles à défendre, et qui donneront naissance aux villages qui existent encore de nos jours.
Belgodère est un cas particulier. Ce village a été fondé dans la seconde moitié du XIIIe siècle par les marquis de Massa, qui après avoir brièvement dominé la Corse au XIe siècle, ont conservé la seigneurie de San Colombano (on peut voir les très modestes ruines de leur château au dessus du col du même nom). Les marquis construisent sur le roc qui surmonte le village (point de vue fléché à partir de la place) un nouveau château, dont il ne subsiste que la citerne. Les pierres ont sûrement été réemployées pour construire les maisons voisines. Le mur d’enceinte du village fortifié était constitué par les parois extérieures des maisons qui entourent le plus vieux quartier, a Cima, dans lequel on ne pouvait pénétrer qu’en empruntant des passages voûtés fermés par des portes. L’entrée principale donnait sur la place (voûte entre les deux cafés). Ce dispositif englobe les quartiers actuels de la " Cima ", en partie du " Fondu " et celui des " Cabanne ". Dans les quartiers anciens autour de A Cima "Mezzanile" se trouve entre U Fondu et A Cima. L’enceinte constituée par les façades des maisons accolées ne peut être franchie qu’à trois endroits par des passages sous – voûte. A partir de là, des petites ruelles conduisent au sommet des " Tegghie " (rochers), où subsistent quelques vestiges de constructions anciennes : la base de la " tour a la Cima " (la tour du haut) et celle d’une vieille bâtisse fortifiée.

L’église paroissiale, dédiée à Saint Thomas l’Apôtre et à San Gavino, a été construite vers 1540 à l’emplacement d’une église plus ancienne. Elle a été remaniée et élargie au XVIIIe siècle.
Au dessus de la place, l’ancienne église Saint Etienne, construite en 1616 pour la confrérie de Santa Croce, sert actuellement de salle polyvalente.
A 500 mètres de la place, sur la route de San Colombano, on peut voir les ruines du couvent de Santa Maria delle Grazie, construit vers 1590 pour les Servites de Marie, qui l’occuperont jusqu’à la révolution française.
A la même distance de la place, sur la route d’Occhiatana, l’église Saint Jean l’Evangéliste, construite en 1725, est actuellement fermée pour travaux. On y célèbre tous les ans la fête de Notre Dame des Sept Douleurs, le troisième dimanche de septembre.
Le château Malaspina, construit en 1893, est le siège de la communauté de communes E cinque pieve di Balagna, du Pays de Balagne, de l’école et de la crèche Cinderella.
Au fil des années et même des siècles, le village s’est agrandi. Bien désenclavé, et bénéficiant d’une situation privilégiée, il est le chef-lieu d’un canton de 19 communes.

Prestations

  • Visites

    • Visite individuelle :
    • Visite groupe :
  • Langues parlées

    • Français

À savoir

  • Période d'ouverture

    Toute l'année, tous les jours.

  • Autres informations

    A ne pas manquer... L'église paroissiale Saint-Thomas (San Tumasgiu): des années 1560 et 1792, a été édifiée à l'emplacement d'une première église fondée en 1269. Elle a été restaurée dans la seconde moitié du XIXème siècle, et son clocher déplacé en 1913. D'architecture baroque à coupoles, elle a été inscrite par arrêté du 15 janvier 1987 Monument historique. Chapelle San Ghjuvanni: construite en 1711 sur l’emplacement d’un ancien oratoire, à partir des pierres de l’église détruite de San Marcello. Le troisième dimanche de septembre, jour de la fête patronale, une messe y est célébrée suivie d’une procession. L'ancienne Église Saint Etienne: elle a été pendant de nombreuses années le siège de la Confrérie, construite en 1616 pour la confrérie de Santa Croce, avant d'être transformée en salle polyvalente dans les années 70. Chapelle San Roccu: près de la gare. Ruines de l ‘ancien couvent des servites: A la sortie Nord, le couvent est immortalisé par une chanson très connue " le couvent de Belgodère ". Pour les travaux de sécurisation , la sauvegarde et la mise en valeur de la façade principale et de ses abords immédiats, la commune de Belgodere fait appel au mécénat participatif . Château de La Costa (Malaspina) et son Jardin public: vaste demeure du XIXème siècle qui se situe à flanc de la colline A Costa, construit en 1892 par la famille Malaspina. Le jardin public du château Malaspina au lieu-dit Ajola, date de la fin XIXème siècle. Du haut de son siècle d'existence, le château contemple toujours Belgodère. Chapelle Sainte Croix: Située à proximité du Château Malaspina, elle a été construite en 1914-1915 . Le fronton de la façade est soutenu par deux grandes colonnes d'ordre toscan en marbre. A stantara di Vallarghè: Un Monolithe a été découvert dans la plaine de Belgodère sur un terrain appartenant à la famille Orabona en 2014. Site de Tre canali: qui abrite les vestiges d’un habitat important. C'est un remarquable point de vue sur la vallée du Réginu. U Palazzu : Cette magnifique bâtisse renferme un patrimoine considérable en terme de meubles, objets précieux, documents d'archives, photographies de l'époque.... mais également des plafonds peints par le peintre Marchesi. Les ruines de la chapelle romane Saint-Antoine. Personnage important Toussaint Malaspina: Né à Belgodère en 1853, celui-ci était un élève brillant, qui avait obtenu son baccalauréat au lycée de Bastia. Après la chute du second Empire, il se lance dans le journalisme à Paris. « Il s'implique alors dans la vie politique, il était républicain. Et proche de Georges Clemenceau, qui était à l'époque dans une tendance d'extrême gauche radicale. » Le publiciste écrit dans la Revue politique et littéraire, puis dans le Correo de ultramar, un journal d'Amérique Latine. Il épouse « la fille du patron », Lostalot de Lassalle, en 1885. Toussaint Malaspina revient alors en Corse avec des ambitions politiques affichées et crée un parti. Il fait construire à Belgodère le bâtiment victorien, inspiré de palais italiens, nommé premièrement château de la Costa. La construction s'achève en 1892. Il mène alors une belle carrière politique (conseiller général de Belgodère, député de l'arrondissement de Calvi, président du conseil général de Corse). Et n'aura qu'un seul enfant, Ambroise, qui naît en 1887, infirme. Toussaint rendra l'âme à l'âge de 50 ans, en 1904. Son héritier décédera à son tour en 1924.

  • Accueil des animaux

    Animaux non acceptés