Balagne Corsica

Occhiatana ... L’âme de la poésie Surplombant Belgodere, ce petit village construit en gradins est un lieu d'un calme olympien où il fait bon vivre.

Le village d'Occhiatana a été bâti à une altitude moyenne de 330 mètres, au flanc du mont Pinzu Sordu (1 206 m) qui fait partie de la chaîne montagneuse ceinturant la Balagne et bornant le nord du parc naturel régional de Corse.
Au XVIème siècle, les Génois érigèrent sur le littoral la Tour carrée de Pianosa aujourd'hui ruinée, entre la Tour de Saleccia et la Tour de Losari. Au XVIIème siècle fut bâtie au village l'église baroque Santa Maria Assunta. Occhiatana constituait le centre de l'ancienne pieve de Tuani et avait Costa pour hameau. Rattachée ensuite à Ville-di-Paraso, Occhiatana est devenue une commune à part entière à la Révolution française.. Quoique ancien, le bâti présente un ensemble rénové, avec des maisons aux murs enduits et aux toits de tuiles rouges, et des rues anciennes et étroites. La population est regroupée principalement au village construit autour de l'ancienne église Santa Maria Assunta du XVIIème siècle. En plaine, se trouvent les petits hameaux de Tesa et de Pinzu Corbu.
Au XXème siècle dernier, les habitants vivaient de l'agriculture et de l’artisanat : plantations de mûriers pour les élevages de ver à soie, d'oliviers, d'amandiers, de cédrat et de vigne, ainsi que le pastoralisme (brebis et chèvres) procurent l'essentiel des revenus. De nos jours, il n'y a aucun viticulteur dans la commune mais encore plus d'une dizaine de bergers. Plusieurs entreprises de BTP et deux de ferronneries s'y sont installées, ainsi que plusieurs artisans. L'artisanat d'art est présent avec un atelier de sculpteur et un de poterie.
Le village, mélange de tradition et de modernité, a su résister à l’érosion de sa population. Au milieu des « anciens » et jeunes retraités de nombreux actifs entretiennent la vie au sein de la petite communauté. Si le grand hiver de dix mois est leur chasse gardée, ils sont rejoints par la diaspora éparpillée aux quatre coins de l’hexagone pour les joies estivantes. De la procession de San Bartulumeu aux parties de cartes sur la place, en passant par quelques hivers rigoureux, les souvenirs sont nombreux. Et puis le village, c’est plein d’autres choses, la famille, les amis, la fête…

Prestations

  • Visites

    • Visite individuelle :
    • Visite groupe :
  • Langues parlées

    • Français

À savoir

  • Autres informations

    A ne pas manquer Eglise paroissiale de Santa Maria Assunta: Elle date du 2e quart du XVIIème siècle. Reconstruite en 1620, remaniée en 1627, elle est dotée d'un clocher baroque à trois étages avec lanternon. Buste du Curé Costa-Savelli au centre du village, hommage de reconnaissance du conseil municipal au prêtre. Tombeau du sculpteur Maestracci situé à l’entrée nord du cimetière. Vestiges de la chapelle San Vincensiu: encore visibles au-dessus de l'anse d'Algaja. Statue de Sainte Thérèse: à l’entrée du village avec des fresques du XVIIème et son orgue classé. La Tour carrée de Pianosa: dite aussi Cala Rossa ou Di Tre Moline. Érigée au xvie siècle par les Génois à 36 mètres d’altitude au-dessus de la petite anse d'Algaja. Ancienne chapelle de confrérie: en période estivale y est ouvert un débit de boissons. Monument aux morts. Personnalités liées à la commune - André Giusti: (1906-1943), héros de la Résistance corse. - Jérôme Mulas Benedetti: né à Occhiatana, poète et traducteur de plusieurs livres de la bible en langue corse. Grand prix de la chanson corse en 1980. - Maestracci Damaso: sculpteur corse, ancien élève et premier prix de l'École des Beaux-Arts de Marseille, membre du Salon des artistes de Provence. Il s'était retiré à Occhiatana où il dirigeait un atelier de sculpture religieuse. Il est aussi l'auteur du monument aux morts du village. Mort en décembre 1976 à Occhiatana.

  • Accueil des animaux

    Animaux non acceptés