Balagne Corsica

Olmi-Cappella... Le puits vert de la Balagne, le théâtre des comédiens Olmi-Cappella occupe plus de la moitié du Giussani et est, a fortiori, la plus grande des quatre communes qui composent ce bout de Balagne.

Olmi-Cappella est située dans le Giussani (Ghjunsani en corse), une remarquable microrégion de la Balagne composée des quatre communes de Pioggiola, Mausoléo, Vallica et Olmi-Cappella, qui se trouvent toutes dans le « territoire de vie » Caccia-Ghjunsani du parc naturel régional de Corse. Olmi-Cappella occupe plus de la moitié du Giussani et est, a fortiori, la plus grande des quatre communes. La masse régulière du Monte Padro (2 393 m) domine ces lieux. A Statoghja, A Curona, A Punta Radiche, Monte Grosso, San Parteu, Monte Tolu, Tornaboie, l'Alturaghja en sont les sentinelles.
De 4000 ans à 2000 ans avant notre ère, la Corse traverse les phases du néolithique moyen, du Chalcolithique jusqu’au bronze ancien. La commune d’0lmi Cappella porte de nombreuses traces de cette lointaine époque ; mégalithes, terrasses, enceintes, cupules, matériel lithique. Les légendes font état de la présence des Maures durant le Haut Moyen- âge. La première mention écrite connue d’Olmi se trouve dans un acte de donation établi le 16 juillet 1116. L'entrée de la région dans l'histoire officielle s'effectue lors de la répartition des" Pieve" imposée par le Pape Grégoire VII. L'église pievane du Giussani se trouvait à San Giovanni, à l'est d'Olmi-Cappella. La période médiévale est aussi attestée par les traces de fortifications au Château de San Colombano à la limite nord de la Commune.
Autrefois, Olmi Capella était un point stratégique du col de San Colombano. Il fut fortifié au Xème siècle. On peut encore voir les ruines d’une tour médiévale au col. La région est habitée depuis la préhistoire, comme en témoignent les nombreux vestiges retrouvés. Au lieu-dit Castello di Mori, non loin du village, se trouve un site préhistorique abritant une pierre plate et quatre dolmens. On raconte que plusieurs des pierres levées de cette région recèleraient des trésors, mais rien n’a encore été retrouvé, laissant la part belle à l’imagination des voyageurs.
Vers 1520 la pieve du Jussani avait pour lieux habités : la Cappella, l’Olmo, Lecciole, lo Musuleo, Valica, li Porcili, la Piogiola. La première église pievane du Jussani connue se trouvait à San Giovanni, à 860 m d'altitude à l’est de Cappella. Au XVIIème siècle, la Corse est sous domination Génoise. La lutte contre Gênes a vu la mobilisation de nombreux combattants du village. L'organisation politique de la Corse subsista jusqu'à la Révolution. Sous le Second Empire, l'État s'empara des forêts de Tartagine et de Melaja et ouvre la Route Forestière n°3. En 1898, débute la construction de L'Établissement Battaglini grâce aux dons de Noël Battaglini, un riche mécène originaire du canton et résidant en Egypte. Le bâti est ancien, très souvent rénové. Subsistent quelques maisons aux murs en pierres apparentes au cœur du village. Les habitations sont construites en terrasses, plein sud comme dans les autres villages du Giunsani.
La Grande Guerre sonne le glas de la tradition. Des siècles durant, la population a vécu de productions agricoles et de l'élevage. De nombreuses aires de battage témoignent de l'importance de cette activité agricole. Les moulins , en grand nombre sur la Tartagine et le Francioni broyaient les céréales et les châtaignes . Ils permettaient à chaque famille d'avoir sa provision hebdomadaire de pain.
Les mulets et les boeufs de la région étaient très recherchés pour les travaux agricoles en Balagne et sur la Côte Orientale. Les troupeaux de chèvres et de brebis pratiquaient la transhumance.
Les artisans : forgerons, maréchaux-ferrants, cordonniers, menuisiers, maçons ne manquaient pas de travail. Le bois du Pin Laricio des forêts communales et privées était également source de revenus.
La Grande Guerre a été le signal d'un exode inéluctable, amplifié par la Seconde Guerre Mondiale. Le début du XXIème siècle voit l'essor d'activitées liées au développement culturel et touristique.
En plein village d'Olmi Cappella (propriété Filippini sur le lieu-dit “Chjosu a ghjesgia”) un chêne vert, atteint des proportions exceptionnelles. Chacune de ses 24 branches maîtresses est un véritable chêne et a été le lieu de rencontre privilégié pour des générations d'enfants qui y jouaient les Robinsons Suisses. Depuis quelques années, il est devenu “U Saviu Verde” pour les scolaires de la région qui produisent des spectacles de théâtre sous sa vénérable ramure protectrice et si riche de souvenirs, souvenirs d'un sage...
Plusieurs associations locales mettent en place de nombreuses manifestations visant notamment à maintenir les traditions festives (carnaval, danses, chants,...). D’autres initiatives ont pour but la protection de la nature ou encore la revitalisation de l’espace rural.

Prestations

  • Visites

    • Visite individuelle :
    • Visite groupe :
  • Langues parlées

    • Français

À savoir

  • Autres informations

    A ne pas manquer L’église Saint Nicolas construite à la fin du XVIe siècle sur un plan « all’antica ». Il s’agit d’une réalisation baroque sur des éléments architecturaux provenant d’une période antérieure relevant du roman tardif . La confrérie Saint Antoine : Officialisée le 12 mai 1995 à Pioggiola lors de la fête de Saint Pancrace, la confrérie San Parteu compte à ce jour 31 confrères. L’aghja : vestiges d’une aire de battage. Four : prendre le chemin face au cèdre. Six remarquables fontaines : Lavantaghju, Muschettu, d’Altiani, d’Aquilacce, Vittule, D’Olmi. Castello di Mori : site préhistorique proche du village et où se trouve une pierre plate et quatre dolmens. Les anciens établissements Battaglini : Cet imposant bâtiment, construit en 1902 était le premier collège édifié en Balagne. De nos jours, la mairie et la poste occupent toujours leurs locaux ; le bâtiment a été réhabilité récemment ; des chambres et une cuisine ont été aménagées pour accueillir et abriter les nombreux stagiaires de l'A.R.I.A. Forêts de Tartagine et de Melagia “U Saviu Verde”: le plus gros un chêne vert de Balagne, atteint des proportions exceptionnelles.

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