Balagne Corsica

Pietralba ... La porte d’entrée de la Balagne construit sur une hauteur qui domine la vallée de l'Ostriconi.

Le village, d’origine ancienne, est construit sur une hauteur et domine la vallée de l'Ostriconi . Situé à deux pas du col de Sainte Marie, passage obligé entre la vallée de l’Ostriconi et de la Tartagine, Pietralba fut dès l’origine un point stratégique qui défendait l’entrée et la sortie est du Canale et de la Balagne. Situés de part et d'autre de la Balanina qui longe ici la rivière Ostriconi dans cette partie appelée vallée du Canale, les village de Teto et de Pedano sont construits à environ 500 mètres d'altitude en moyenne. Dominé par la Cima di Grimaseta et par la Serra di Tenda, Teto (U Tetu), le village principal de la commune, s'est construit à l’abri de deux tours fondées au XIIème siècle par les marquis de San Colombano dans les quartiers de Torra et de Torraccia. L'une de ces deux tours est toujours debout et a été réaménagée en habitation. Teto comprenait autrefois les hameaux de Case Nove situé à l'est du village avec le Castello di Lumisgiana, déserté vers 1920 et aujourd'hui ruiné, et d'U Fualellu au nord du village. Il lui est maintenant rattaché.
En 1760, Pedano fusionna avec Teto pour former l'actuelle commune de Pietralba. L'importance stratégique du village et la sécurité assurée par ses ouvrages défensifs firent que très tôt une population s’y fixa, construisant maisons et bien sûr lieux de culte.
Au XIIème siècle Teto (U Tetu) vivait sous la protection des marquis de Massa, seigneurs de San Colombano. Au XIVème siècle ce fut sous celle du seigneur Guglielminuccio petit-fils d’une des filles du Comte Giovanninellu du Nebbio, le fondateur de Calvi, et à la fin du XVème siècle sous celle du célèbre notable Griffo d’Omesa. « Guglielminuccio de la seigneurie des Cortinchi devenus maîtres du pays, passa à Pietralba et y construisit le château de Porretto, où il se fixa ».
Le petit village de Pedano (U Pedanu) se situe à l'ouest de l’autre côté de la vallée. Il possédait une tour de défense dominant la route du col de Santa Maria Assunta au lieu-dit E Rotte. S'y trouve la petite chapelle A Nunziata du XVème siècle. Deux sites différents de Pedano ont livré des vestiges proto-historiques : un abri funéraire du bronze ancien et des restes humains sur le premier et un abri funéraire de l’âge du fer et des fibules en bronze sur l’autre, au lieu-dit Grotta di u Luru.
De 1450 à 1552, la banque de Saint-Georges gestionnaire de la Corse, accorde à la famille Bertola les concessions agraires de l'Ostriconi jusqu'à Tenda, Case Nove et Novella, location qui en réalité se transforme en propriété. Le concessionnaire est tenu de planter une certaine quantité d'arbres (oliviers de préférence) avec spoliation des communautés environnantes restées incultes depuis 8 ans, interdiction de couper du bois, de chasser et surtout de faire pâturer les troupeaux, et de construire des tours de défense. Certains contrats fixent même les dimensions des tours (40 palmes de hauteur pour celles de l'Ostriconi). Comme au col de San Colombanu (Palasca), des ouvrages de défense avaient donc été répartis à quelques centaines de mètres autour du col de Santa Maria pour en surveiller le passage, le plus important étant le Castellu di Lumisgiana à 600 m d'altitude à l’est du col.
Durant la grande révolte des Corses contre Gênes (1729-1769)6, Pietralba a été un site stratégique important pour les armées française, génoise et corse. Le col de Santa Maria commandait le passage entre la Balagne et l'intérieur de l'île. Quant à Bocca di Tenda, ce col était un passage "obligé" entre le Nebbio et l'intérieur de l'île. Pietralba était une commune rurale qui tirait sa richesse principalement de la culture du blé et de l’orge. Les céréales étaient échangées contre de l’huile de Lama et des châtaignes de Castagniccia.
Pietralba était aussi réputé pour le fameux pistolet appelé la Pietralbinca qui était fabriqué dans ses forges. Dans celles-ci étaient aussi fabriquées des sonnailles pour les animaux.
De nos jours, un grand nombre d'habitants travaillent au village, dans le pastoralisme (ovins et bovins), dans deux charcuteries artisanales, dans des commerces (boulangerie, boucherie, débit de boissons et épicerie), dans des entreprises de B.T.P., et d'autres exercent des professions libérales ou de services.

Prestations

  • Visites

    • Visite individuelle :
    • Visite groupe :
  • Langues parlées

    • Français

À savoir

  • Autres informations

    A ne pas manquer Chapelle San Giovani et chapelle de l’Annuziata La chapelle Santa Lucia, qui d’après la tradition orale, serait d’origine romane même si aucun indice ne permet de confirmer cette hypothèse. Plusieurs dates apparaissent : 1606 sur une bâtisse en face de la chapelle, 1614 sur le bénitier. On peut en déduire que la chapelle existait bien à cette époque. L’église San Roccu: datant du XVème siècle dispose de trois nefs et de six chapelles latérales. Les ruines du sanctuaire San Michel, datant du XIIème siècle. Une messe y est encore célébrée le 29 septembre. Casenove: petit hameau abandonné au début du siècle au-dessus de Pietralba. La présence de poterie laisse supposer l’existence d’une nécropole près de la chapelle Sainte Lucie restaurée il y a trente ans. L’ancienne paroisse de l’Assunta: fêtée le 15 août. Elle semble avoir été édifiée lors de la reconquête des Maures au X ème siècle avec des pierres issues en partie d’un sanctuaire plus ancien. Castellu di Lumisgiana: à 600m d'altitude à l’est de Santa Maria Assunta. Personnalités liées à la commune - Pascal Paoli y possédait une demeure et y résidait occasionnellement. - L’abbé Bonavita (1752-1833), premier aumônier de l’empereur Napoléon Ier à Sainte Hélène de 1819 à 1821. Son tombeau se trouve à l’île Maurice

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