Balagne Corsica

Ville di Paraso ... L’héritage d’une agriculture prospère Accrochés depuis des siècles à leur piton rocheux, Ville di Paraso et ses quatre hameaux - Rustu, Olivacce, Querci, San Roccu - sont plantés d'arbres séculaires et majestueux.

La pieve de Tuani dans laquelle se situait Ville-di-Paraso, ainsi que les pièves de Sant'Andrea et d'Ostriconi, relevaient du diocèse de Mariana - Accia. Dès l'an 800, pendant un siècle la Corse a connue de nombreuses invasions et est coupée de toute relation avec le Continent. La toponymie en Balagne permet de révéler le souvenir de leur présence : Punta a i Mori, Muratu, Muratellu, Capu di Moru, ... les deux derniers sont aujourd'hui sur la commune de Ville-di-Paraso.
Au XIème siècle, en Balagne, les chevaliers vainqueurs sont commandés par les membres de la famille « I Pinaschi » qui édifient un château à Sant'Antonino. Quand le fief sera partagé entre les héritiers, un des membres de cette famille surnommé Malpensa édifiera le château de Speloncato, pendant que le troisième héritier s'installera à Braggaghju (Capu Bracajo) au-dessus de Lumio. Des mésententes entre ces trois seigneurs conduisent à plusieurs attaques du château de Speloncato. Giovanni della Grossa en fait état dans sa Chronique. Un siècle plus tard, le seigneur de Speloncato se heurtera au marquis de Massa installé au château de San Colombano et agissant au nom de Pise et du Pape pour reprendre en main les seigneuries locales. Le seigneur de Speloncato nommé Marovello s'attaque au château des Massa à Belgodère et le détruit. La piève de Tuani jouxtait celle de Sant Andrea. La ligne de partage des deux Pieve passe au centre du village qui possède ainsi deux églises paroissiales: San Michele dépendant de Tuani et Santa Catalina dépendant de Sant'Andrea. San Michele est devenue l'église piévane après l'abandon de l'église pievane San Giovanni Baptista (sur Ville-di-Paraso) proche du couvent de Tuani (sur Costa). Monseigneur Giustiniani, évêque génois du Nebbio, cite les hameaux de Giustiniani, de Cavalleragie ainsi que de "Villa di Speloncato" qui participera plus tard à la constitution de la commune de Ville-di-Paraso.
Au début du XVème siècle aucune implantation de couvent n'avait été encore réalisée. Le christianisme s'implante solidement en Balagne avec les seigneurs toscans venus libérer la Corse du joug sarrasin. Les moines sont chargés de l'évangélisation. Les seigneurs locaux et les possédants vont faire des dons de terres et de bâtiments aux abbayes bénédictines de Toscane et de Ligurie dont celle de Gorgone, pour faciliter cette influence monastique.
Au XIXe siècle, Ville était un village prospère, comptant près de 800 âmes et bénéficiant des fruits d'une terre fertile. Des hectares de châtaigniers et de vignes, du blé, et surtout 246 ha d'oliviers qui faisaient tourner six moulins et alimentaient deux fabriques. Ceux-ci ont été ravagés par les flammes, mais les demeures des sgiò témoignent toujours de ce passé prospère. Tout comme les somptueux tombeaux familiaux qui se dressent à l'ombre des oliviers, tout près de l'église.
En 2001, la commune rachète une de les demeures de maître, qui tombait alors en ruine. Sur une hauteur, l'imposante bâtisse totalement rénovée accueille depuis 2004 le gîte de la mairie, deux appartements et une salle d'exposition.
Les rayons du soleil, estompés par les pins parasols, les cyprès, les cèdres du Liban, palmiers, oliviers et eucalyptus, enveloppent le village dans une lumière toscane, douce et dorée. Le sentiment d'éternité que suscite le village a d'ailleurs inspiré de nombreux artistes parmi les plus fameux... le Peintre Utrillo immortalisa dans une œuvre exposée au Musée du Prado à Madrid, l'Église paroissiale San Simone, de style baroque, et son superbe clocher.

Prestations

  • Visites

    • Visite individuelle :
    • Visite groupe :
  • Langues parlées

    • Français

À savoir

  • Autres informations

    A ne pas manquer Les Fontaines Conalellu et Funtanaccia, l'ancien lavoir et quelques fours à pain encore visibles dans le village. Le Site préhistorique de Mutola Les vestiges du Sanctuaire de Santa Vena bâti sur les ruines d'un temple romain, Les restes de l'Église romane San Giovanni, du Castello de "la Signora dell'Onda" et du Village primitif de Cavalaracce. U Castellu dell’onda, maison forte en ruine du hameau de Rustu; accessible à pied uniquement (environ 40 minutes de marche depuis le village) Pont génois: sur le ruisseau de Centu Mezzini « à cheval » sur Costa et Ville-di-Paraso. Chapelle de confrérie Sainte-Croix (Santa Croce): Jouxtant l'église, décorée au siècle dernier par des artistes italiens, abrite aujourd'hui des expositions d'art contemporain. Maison anciennes: Le village compte également d'imposantes demeures anciennes dont celle, classée, de Monsieur Orsolani. Eglise paroissiale San Simone: peinte par Utrillo exposée au Musée du Prado (baroque). Fontaines de Canalellu et Funtanaccia. Vestige du sanctuaire de Santa Vera: bâti sur les sites d’un temple romain. Ruines de l’église romane de San Giovanni Site préhistorique de Mutola

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