L’un des plus difficile d’Europe

Si vous demandez aux personnes qui ont affronté le GR20 ou le Mare è Monti, les mots qui reviennent sont toujours les mêmes. Ils vous parlent tous de fierté, dépassement de soi, adrénaline, peur… et vide. En effet, ces randonnées sont un mélange explosif d’émotions que seule la magie des montagnes de Corse peut vous procurer. Toutefois, tous ceux qui ont réussi ce prodige ne gardent en mémoire que la satisfaction d’être allés au bout d’eux-mêmes !

Calenzana, la porte d’entrée du GR20 et du Mare è Monti…

Le GR20 – Frà li monti

La première des 15 étapes du fameux GR 20 et du Mare è Monti relie Calenzana au refuge d’Ortu di u Piobbu… Mais, sachez que ce sont près de 7 heures de marche pour 1 500 mètres de dénivelé qui vous attendent !

Le GR20 est donc un itinéraire très sportif, réservé aux randonneurs chevronnés, en très bonne condition physique et qui ont une grande pratique de la marche.

En plus de son caractère alpin, ses dénivelés importants (positifs ou négatifs) et quelques passages encore plus techniques (cirque de la solitude, variante de Bavella…) en font l’un des sentiers d’altitude les plus difficile d’Europe.

Aussi, sachez qu’il est praticable, dans les meilleures conditions, de juin à mi-octobre. En revanche, le reste de l’année, il est souvent enneigé sur sa partie la plus haute. Il se traverse alors, en partie,  à ski ! En Corse on l’appelle « l’Alta Strada « , comprenez haute route. Cependant, cette randonnée n’est accessible qu’aux marcheurs et skieurs aguerris.

Le Mare è Monti

A l’instar de son cousin, le GR20, cette randonnée reste, certes, physique et sportive mais ne présente pas de difficulté particulière. Pour preuve, ce sentier est praticable quasiment toute l’année.

Il vous fera traverser forêts et villages, surplomber des criques et, finalement, réaliser que la Corse est, avant tout, une montagne dans la mer. Au fil des 10 étapes de 4 à 6 heures de marche, vous serez surement émerveillé par les différentes nuances de couleurs que vous offre la nature. Vous serez enveloppés par les fragrances enivrantes du maquis et de la forêt corses. La féerie des décors qui vous a accompagné tout au long de votre périple, a sans doute contribué à la réussite de votre exploit. Mais oui, vous avez réussi ! bravo !

Et si l’année prochaine vous alliez encore plus loin en vous mesurant au GR20 ?

 Tout savoir sur le GR20  et le Mare è Monti avec le Parc Naturel Régional de la Corse

  • De Calenzana (nord-ouest) à Conca (sud-est)
  • Longueur 200 km
  • 16 étapes de 4 à 8 h30
  • Hébergements en refuge
  • Balisage : blanc et rouge comme l’ensemble des GR.

 

  • Etre en très bonne condition physique : le randonneur doit aborder le GR20 comme un itinéraire à caractère alpin accusé. Le parcours se déroule en partie à des altitudes supérieures à 2000 mètres avec des dénivelés à la montée, souvent supérieurs à 600 mètres et des étapes quotidiennes de 7h de marche en moyenne.
  • Se munir du topo guide GR20 ou être accompagné par un guide de haute montagne.
  • Prendre des chaussures à semelle Vibram. Le sol essentiellement composé de rocailles et d’éboulis constitue une difficulté essentielle pour le randonneur non aguerri.
  • Consulter la météo montagne (08.92.68.02.20) et ne pas hésiter à annuler un départ ; si le temps vire au mauvais : les orages et les crues peuvent être violents et dangereux.
  • Prévoir une base de lyophilisé dans le sac. Les points de ravitaillement se multiplient mais restent aléatoires. Avoir toujours un ravitaillement de secours à base de glucides et de l’eau.
  • Bien gérer le poids du sac avant le départ. Certes la chose n’est pas aisée, mais très importante. Ne pas partir avec plus de 18kg pour les hommes et 14 kg pour les femmes.
  • Attention, le camping sauvage est interdit en Corse. Par mesure de sécurité il est conseillé de rejoindre un refuge à chaque étape. Des aires de bivouac sont aménagées aux abords des refuges où vous pourrez planter votre tente.
  • Attention, il est interdit d’allumer des feux.
  • Se méfier des cochons. Ils adorent manger les tissus et les victuailles des randonneurs.
  • Photographier les fleurs, sans les cueillir.
  • Laisser la nature propre.